![[Rec] [Rec]](http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/21/15/18856422.jpg)
REC, Ce film espagnol est un vrai coup de poing dans le domaine du cinéma fantastique et de peur, du jamais vu depuis "le Projet Blair Witch". Il reprend d'ailleurs un des principes de ce faux documentaire qui a fait trembler la planète en 1999, à savoir, le film n'est vu qu'à partir d'une caméra qui se pose en témoin d'un reportage.
Ce film est irracontable pour préserver le suspens et la surprise, mais sachez que comme train fantôme cinématographique, on n'a guère vu mieux.
Paco Plaza, Jaume Balaguero deux réalisateurs à suivre!

Le film de Zack Snyder va au delà de toutes les espérances des fans de la première heure qui avaient dévoré le graphic novel de Franck Miller!
L'image qui au premier abord pourrait paraître artificielle, tant elle est retouchée, s'impose très vite par sa beauté et sa pertinence. Chaque plan est un tableau aux couleurs chaudes et riches de sens. Le rouge omniprésent personnifie la violence de cette société spartiate, les noirs sont profonds et rappelle le côté mystique baignant cette pèriode mythologique.
Certains esprits chagrins verront dans cette histoire de Spartiates défendant leur nation, une métaphore de la situation américaine actuelle face aux attaques terroristes. Certes, on y pense, mais cela n'enlève aucunement la force cinématographique du film.
Les acteurs sont habités par leur rôle, et leur préparation physique n'entâche en rien leur jeu. Pour une fois que des acteurs musclés ne paraissent pas ridicules, et pourtant en jupe et cape, ce n'était pas gagné d'avance.
C'est un film violent, certes, mais comme peuvent l'être certaines toiles de maîtres exposées au Louvre.
L'esthétique du film marquera, sans en douter, les prochaines productions, mais pas superficiellement. Je m'explique: La forme rejoint parfaitement le fond, à aucun moment, les effets ne sont appuyés pour l'effet seul. Et pourtant, des effets, spéciaux ou non, il y en a tout le long de la pellicule, mais tout est cohérent. L'ambiance épique est restituée avec efficacité, la mise en scène est millimétrée, juste, comme si Zack Snyder avait appris la leçon des "Lords of The Rings" ou autre "Gladiator" passés.
Bien sûr, le support de base donnait déjà les fondements d'une histoire parfaite, on l'a vu avec "Sin City", Miller est du pain béni pour les cinéastes, mais ce n'est pas si évident à chaque fois, confère Batman et Robocop2, des succès moins frappants.
Le plaisir est donc au rendez-vous pour ceux que les grandes histoires font encore fantasmer, et pour ceux qui aiment quand le cinéma redevient visuel, sonore, et un art à part entière!
Guillermo Del Toro, un nom qui tient ses promesses de film en film. Et là avec ce conte dément, tout semble faire croire que le bonhomme est allé encore très loin dans le délire et l'expression de ces fantasmes cinématographiques... à voir, sans aucune retenue! 